Cartographie des moyens de paiements

Cartographie des moyens de paiement scripturaux

En 2016, dans les collectivités d’outre-mer du Pacifique, les transactions initiées par des moyens de paiement scripturaux ont atteint près de 6 741 milliards de F CFP pour un volume de 72,3 millions d’opérations. En Nouvelle-Calédonie, près de 4 227 milliards de F CFP (-1,2 % sur un an) se sont échangés en 46,2 millions d’opérations (+4,5 %). En Polynésie française, les échanges progressent de 1,4 % en volume (25,9 millions d’opérations) et de 3,5 % en montant (2 490 milliards de F CFP). À Wallis-et-Futuna, 24 milliards de F CFP se sont échangés en 214 000 opérations.

Dans l’ensemble de la zone pacifique comme dans chacune des collectivités, la carte de paiement, qui progresse de 3,5 %, demeure en volume l’instrument de paiement le plus souvent utilisé (environ 41 % des transactions). Le chèque, pourtant deuxième en part de marché (25,8 %), poursuit son repli (près de 4 % en volume et en valeur). Les virements et prélèvements progressent de près de 10 % (environ 19,5 % et 13,5 % de part de marché en valeur). Comme l’an passé, les seuls virements véhiculent près de 71 % des valeurs échangées, contre près de 20 % pour les chèques.

Recensement de la fraude

Sur l’année 2016, la fraude dans les collectivités d’outre-mer du Pacifique a atteint un montant de 813,8 millions de F CFP, en hausse de 46 %, pour 10 900 cas déclarés (+118 %). La Nouvelle-Calédonie a été frappée de 9 200 fraudes (+135 %) représentant 563,7 millions de F CFP (+87 %). Les établissements de Polynésie française ont rapporté 1 650 fraudes (+54 %) pour un montant de 246,6 millions de F CFP, en légère baisse ( 3,7 %). Seules 17 fraudes ont été déclarées à Wallis-et-Futuna, représentant un préjudice de 3,5 millions de F CFP.

Jusqu’alors relativement bien préservées, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française ont fait face en 2016 à l’explosion des virements frauduleux (+1 100 % en valeur), avec un taux de fraude plus de vingt fois supérieur à celui de métropole. Le schéma suivi est désormais classique : collecte abusive d’informations individuelles ou professionnelles suivie de l’émission d’un faux ordre à destination de l’étranger. Cette catégorie représente en 2016 le premier préjudice (46 % en valeur, soit 376,6 millions de F CFP), avec environ deux cas sur trois constatés en Nouvelle-Calédonie.

La fraude à la carte bancaire passe en seconde position (39 % des cas), avec cependant un montant global de près de 310 millions de F CFP, en nette augmentation (+25 %). Les deux principaux territoires présentent des situations contrastées. La Nouvelle-Calédonie connaît une hausse de 56 % du préjudice (environ 223 millions de F CFP) avec un taux de fraude plus de deux fois supérieur à celui de la métropole (0,148% contre 0,064%). En Polynésie française, les cas de fraude ont diminué de 20 % environ (83,7 millions de F CFP en 2016), présentant un taux de fraude environ 15 % supérieur à celui métropolitain.

Enfin, la fraude au chèque connaît dans le Pacifique français une baisse substantielle (-54 %), diminuant à 124 millions de F CFP (soit 15 % de la fraude en 2016). Si les baisses locales sont hétérogènes (-34 % en Nouvelle-Calédonie ; -76 % en Polynésie française), les actions de communication des établissements auprès du public ont contribué à renforcer la vigilance des utilisateurs tirés et des bénéficiaires de chèque.

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