L’accès au territoire

La desserte aérienne internationale

Situé à Faa’a, sur la côte ouest de Tahiti, l’aéroport international de Polynésie française est un aérodrome d’État. Celui-ci en a concédé la gestion à la société Aéroport de Tahiti (ADT), filiale d’EGIS [1], pour une durée de trente ans à compter du 1er avril 2010.

Le transport aérien a connu une année 2015 dynamique. Le trafic passager augmente pour la deuxième année consécutive, alors qu’il était orienté à la baisse sur la période 2008-2013 (-3,6 % en moyenne annuelle). La hausse est de +1,3 % pour le trafic international et de +2,7 % pour le trafic domestique. Au total, 1,19 million de passagers commerciaux ont été enregistrés, dont 565 400 à l’international.

Les vols internationaux [2] représentent 48 % du trafic passager de l’aéroport. En 2015, le trafic international de passagers croît pour la quatrième année consécutive (+1,3 %). Paris et Los Angeles concentrent les principaux flux de passagers avec respectivement 45 % et 22 % de parts de marché en 2015. Auckland représente 17 % du trafic passager international et Tokyo 9 %.

La desserte aérienne locale

La desserte aérienne des archipels est assurée par le groupe privé local Air Tahiti, qui offre un programme de liaisons régulières vers 47 des 67 îles habitées de la Polynésie française [3].

Le trafic passager inter îles bénéficie en 2015 d’une présence accrue des touristes internationaux (+4,8 %, soit +12 300 passagers) et de la bonne tenue du trafic local des résidents (+2 %, soit +9 200 passagers). Avec au total 732 500 passagers payants, le trafic 2015 s’inscrit en hausse de 3 % sur un an, après huit ans de repli lié aux difficultés de l’économie polynésienne. Il reste toutefois inférieur de 135 000 passagers à celui de 2007, avant crise. La clientèle internationale représente plus de 36 % des passagers transportés.

La desserte maritime internationale

Le volume de fret international échangé en 2015 se replie (-5,1 %, après +7,4 % en 2014) sous l’effet de la baisse du fret débarqué (-5,6 %), qui représente 96 % des flux.

La desserte maritime interinsulaire

En 2015, le trafic interinsulaire de passagers reste stable, avec 1,58 million de passagers transportés. La fréquentation sur la ligne Tahiti-Moorea (qui représente 99 % du flux total) est en très légère hausse (+0,1 %). Le trafic vers les autres îles, plus marginal, chute en revanche de 4 %, entraîné par une nouvelle contraction des échanges entre les îles Sous-le-Vent (-9,7 %).

Le fret interinsulaire progresse de 0,9 %. Cette évolution masque de fortes disparités : en repli de 5,9 % aux Australes et de 7,4 % aux Îles du Vent, qui ont notamment importé moins de matériaux de construction, le fret a crû aux îles Sous-le-Vent (+5,2 %), aux Marquises (+5,6 %) et surtout aux Tuamotu-Gambier (+11,7 %, en lien avec le net rebond de la récolte de coprah).

Notes :

[1EGIS est une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, spécialisée dans la gestion d’aéroports. Elle exploite quatorze plateformes internationales sur les cinq continents.

[2Sept compagnies internationales régulières effectuent des rotations vers l’Europe (France), l’Amérique (États-Unis, Chili), l’Asie (Japon) et l’Océanie (Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, îles Cook et Hawaï).

[3Trois compagnies de charters opèrent également des vols (Air Archipel, Pol’Air et Tahiti Hélicoptères) et peuvent être sollicitées pour des évacuations sanitaires. Le trafic aérien non régulier reste marginal. La compagnie charter Air Tetiaroa assure depuis 2014 la desserte de l’hôtel Le Brando sur l’atoll de Tetiaroa : en 2015, elle a transporté 4 335 passagers.

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