L’accès au territoire

La desserte aérienne internationale

La Polynésie française dispose d’un aéroport international, situé sur la côte ouest de Tahiti, à Faa’a. En 2010, sa gestion a été concédée par l’État pour une durée de trente ans à la société Aéroport deTahiti [1].

En Polynésie française, le nombre de passagers augmente de 3,7 % (1,29 million de passagers contre 1,25 million en 2016), réparti entre le marché domestique (53 % du total) et international (47 %). En parallèle, le fret s’élève de 7,8 % (11,3 tonnes contre 12,6), sous l’effet des hausses conjointes du fret international (+7,2 %) et local (+11,2 %).

Sept compagnies internationales opèrent à partir de l’aéroport de Tahiti Faa’a des vols réguliers vers l’Europe, l’Amérique (États-Unis, dont Hawaii, Chili, via l’île de Pâques), l’Asie (Japon) et l’Océanie (Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, îles Cook).

En 2017, le trafic international de passagers continue de progresser, +1,7 %, après +4,6 % en 2016. La ligne de Los Angeles demeure la plus fréquentée (40 % du total). Avec 9 514 passagers transportés en plus, la ligne d’Auckland (21 %) prend la deuxième place devant celle de Paris (19 %).

La desserte aérienne locale

Le réseau aérien domestique compte 3 aérodromes d’État (Rangiroa, Raiatea, Bora Bora), 43 territoriaux et un militaire (Hao), auxquels s’ajoutent 8 aérodromes privés.

Le trafic intérieur s’inscrit en hausse de 5,7 % pour s’établir à 683 240 personnes en 2017, stimulé par l’afflux de touristes étrangers et la vigueur du marché local qui bénéficie d’offres promotionnelles proposées lors du salon biannuel du tourisme à Papeete.

La desserte maritime internationale

Après deux années consécutives de repli (-5,4 % en 2015 et -6,3 % en 2016), le volume de fret maritime international se redresse de 6,5 % en 2017 sous l’effet des hausses du fret débarqué (+6,2 %) et du fret embarqué (+12,5 %), ainsi que du transbordement de poissons (+8,9 %).

La desserte maritime interinsulaire

En 2017, le trafic interinsulaire de passagers s’inscrit de nouveau en hausse, +1,2 %, après +4,5 % en 2016, grâce uniquement à la ligne Tahiti-Moorea (+1,4 %). Les échanges entre ces deux îles, assurés par deux navettes rapides et un ferry, représentent 99 % du transport maritime de passagers et 31 % du fret.

Après +8,8 % en 2016, la croissance du fret interinsulaire se stabilise (+0,4 %) en 2017 : le fret progresse aux îles Sous-le-Vent et aux Australes alors qu’il recule aux îles du Vent et aux Tuamotu-Gambier.

Le fret aller (375 187 tonnes, 81 % du total), de Papeete vers les îles, diminue en 2017 (-1 036 tonnes), en raison uniquement de la baisse du volume des matériaux de construction expédiés (-13,1 %).

En revanche, le fret retour (88 133 tonnes), des îles vers Papeete, progresse (+2 888 tonnes). Il comprend essentiellement des produits agricoles (ananas de Moorea, fruits des îles Sous-Le-Vent, notamment le nono), des agrégats de Tubuai, des déchets et du sable blanc des îles Sous-le-Vent.

Notes :

[1Son capital est détenu par la Polynésie française (49 %), la Caisse des Dépôts et Consignations (30 %), EGIS Airport Operation (19 %), filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, spécialisée dans la gestion d’aéroports, et l’AFD (2 %).

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