La collecte s’effectue auprès des établissements de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française, gestionnaires de moyens de paiement scripturaux et auprès des systèmes d’échanges interbancaires locaux. Cette « cartographie des moyens de paiement » recense les informations relatives aux moyens de paiement scripturaux et aux transactions de paiement traitées pour le compte de la clientèle (particuliers et clientèle professionnelle, hors institutions financières et monétaires).

Cartographie des moyens de paiement scripturaux

En 2018, dans les collectivités d’outre-mer du Pacifique, les transactions initiées par des moyens de paiement scripturaux ont atteint près de 6 799 milliards de F CFP (+ 0,1 %) pour un volume de 79,8 millions d’opérations (+9,4 %). En Nouvelle-Calédonie, près de 4 169 milliards de F CFP (- 1,0 % sur un an) se sont échangés en 50,3 millions d’opérations (+1,9%). En Polynésie française, les échanges progressent de 1,9 % en montant (2 629 milliards de F CFP) et 10,5 % en volume (26,5 millions d’opérations). À Wallis-et-Futuna, 22,9 milliards de F CFP se sont échangés dans une très forte augmentation du volume d’opérations (+158%).

Dans l’ensemble de la zone pacifique comme dans chacune des collectivités, la carte de paiement progresse de près de 22 % en valeur et en volume. Elle représente 49 % du volume des transactions. Le chèque, reste deuxième en part de marché (20 % des transactions et 16 % en volume), et poursuit son repli (- 7 % en volume mais - 16 % en valeur). Les volumes de virements et de prélèvements sont stables (environ 18 % et 13 % de part de marché). Les seuls virements constituent près de 74 % des montants échangées.

Recensement de la fraude

Sur l’année 2018, la fraude dans les collectivités d’outre-mer du Pacifique a atteint un montant de 403,1 millions de F CFP, en baisse de 25 %, mais dans un volume en augmentation à 10 254 cas déclarés (8 800 cas déclarés en 2017). La Nouvelle-Calédonie a été frappée de 7 548 fraudes (-2 %) représentant 258,4 millions de F CFP (- 19 % par rapport à 2017). Les établissements de Polynésie française ont déclaré 2 706 fraudes (+133 %, notamment des fraudes à la carte pour de petits montants) pour un montant de 144,8 millions de F CFP, en baisse de 31 %. Aucune fraude n’a été déclarée à Wallis-et-Futuna.

Le taux de la fraude observée en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, est en baisse pour la troisième année consécutive. Sur l’ensemble de la zone Pacifique, le chèque est à l’origine de plus de 51 % de la fraude (43 % en métropole) suivi par la carte avec 42 % des fraudes (42 % également pour la métropole). La part de la fraude au virement représente 7%, dans le même ordre de grandeur que la métropole avec 9 %.
Le montant de la fraude au virement diminue de 72 % et celui de la carte de 19 %, mais la fraude au chèque est en augmentation de près de 10 %. Les premiers cas de fraude aux prélèvements sont apparus pour 0,8 millions de F CFP.

En Nouvelle Calédonie, le chèque devient le principal vecteur de la fraude (61 % de la fraude du territoire) alors qu’en Polynésie française, la carte occupe cette première place avec plus de 57 %. Le constat global observé pour l’ensemble des COM du Pacifique, tout comme en métropole, souligne qu’à ce jour le chèque est devenu le principal vecteur de la fraude bien que le taux de fraude de cet instrument reste inférieur à celui observé en France métropolitaine (respectivement 0,025 % et 0,010 % contre 0,0251 %). Quant à la fraude au virement, si le taux observé en Nouvelle-Calédonie (0,00039 %) se rapproche de celui de la métropole (0,00040 %), celui de la Polynésie Française (0,00087%) reste pour sa part très largement supérieur.