La collecte s’effectue auprès des établissements de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française, gestionnaires de moyens de paiement scripturaux et auprès des systèmes d’échanges interbancaires locaux. Cette « cartographie des moyens de paiement » recense les informations relatives aux moyens de paiement scripturaux et aux transactions de paiement traitées pour le compte de la clientèle (particuliers et clientèle professionnelle, hors institutions financières et monétaires).

Cartographie des moyens de paiement 2017

En 2017, dans les collectivités d’outre-mer du Pacifique, les transactions initiées par des moyens de paiement scripturaux ont atteint près de 6 792 milliards de F CFP (+ 1,1 %) pour un volume de 72,9 millions d’opérations (+1,1 %). En Nouvelle-Calédonie, près de 4 212 milliards de F CFP (-0,3 % sur un an) se sont échangés en 46,2 millions d’opérations. En Polynésie française, les échanges progressent de 3,0 % en volume (26,7 millions d’opérations) et de 3,6 % en montant (2 580 milliards de F CFP). À Wallis-et-Futuna, 24 milliards de F CFP se sont échangés, en très légère augmentation dans un volume d’opération en baisse.

Dans l’ensemble de la zone pacifique comme dans chacune des collectivités, la carte de paiement, qui progresse de 3,2 % en valeur (+9,3 % en volume), demeure en volume l’instrument de paiement le plus souvent utilisé (environ 44 % des transactions). Le chèque, pourtant deuxième en part de marché (23,1 % des transactions), poursuit son repli (- 9 % en volume mais - 3 % en valeur). Les volumes de virements et de prélèvements se stabilisent (environ 19,0 % et 13,7 % de part de marché en valeur). Les seuls virements constituent près de 71 % des montants échangées, contre près de 19 % pour les chèques.

Recensement de la fraude

Sur l’année 2017, la fraude dans les collectivités d’outre-mer du Pacifique a atteint un montant de 534,4 millions de F CFP, en baisse de 34 %, pour 8 800 cas déclarés (-19 %). La Nouvelle-Calédonie a été frappée de 7 600 fraudes (-17 %) représentant 321,2 millions de F CFP (-17 %). Les établissements de Polynésie française ont rapporté 1 650 fraudes (-30 %) pour un montant de 246,6 millions de F CFP, en baisse de 14 %. Seules 6 fraudes ont été déclarées à Wallis-et-Futuna, représentant un préjudice de 0,9 millions de F CFP.

Après la très forte augmentation de la fraude observée en 2016 en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, les montants ont retrouvé le niveau de 2015. Sur l’ensemble de la zone Pacifique, la carte est à l’origine de plus de 40 % des fraudes (49 % pour la métropole) suivi par le chèque (35% contre 40 % pour la métropole). La part de la fraude au virement représente 26% alors qu’elle n’est que de 10 % en métropole.
La fraude au virement diminue de 64 % et celle de la carte de 32 %, mais la fraude au chèque est en augmentation de près de 50 %.

Si le chèque est le principal vecteur de la fraude pour la Nouvelle Calédonie (49 % de la fraude du territoire), en Polynésie française, le virement prend une part majoritaire avec plus de 50 %. Pour autant, les taux de fraude du chèque observés en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française sont moins élevés qu’en France métropolitaine (respectivement 0,020% et 0,006% contre 0,029%). Quant à la fraude au virement, les taux observés en Nouvelle-Calédonie (0,00093 %) et en Polynésie Française (0,00584%) sont très supérieurs à ceux de la métropole (0,00033%).

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