Selon l’article L. 311-3 du code monétaire et financier « sont considérés comme moyens de paiement tous les instruments qui permettent à toute personne de transférer des fonds, quel que soit le support ou le procédé technique utilisé ». Les moyens de paiement comprennent d’une part la monnaie fiduciaire (constituée des billets et des pièces) et d’autre part les moyens de paiement scripturaux. Par opposition à la monnaie fiduciaire, les moyens de paiement scripturaux sont des dispositifs qui permettent le transfert de fonds entre des comptes ouverts auprès d’établissements de crédit, d’institutions assimilées (Caisse des dépôts et consignations, Trésor public, IEOM…) ou d’ établissements de paiement, suite à la remise d’un ordre de paiement.

Les principaux moyens de paiement scripturaux utilisés dans les COM du Pacifique sont les suivants :
- chèques,
- cartes de paiement,
- virements et prélèvements locaux en F CFP,
- virements et prélèvements SEPA COM PACIFIQUE en euros.

Par ailleurs, l’IEOM réalise une cartographie des moyens de paiements scripturaux.

Chèques

Le paiement par chèque permet des transferts de fonds entre deux personnes sur la seule base d’un écrit et donc sans transport d’espèces ni passage par un système électronique. Une baisse tendancielle du nombre de chèques émis est observée depuis plusieurs années.

Cartes de paiement

Moyen de paiement qui s’est fortement développé ces dernières années de par sa facilité d’utilisation et l’étendue de son réseau d’acceptation, la carte de paiement permet d’effecteur des paiements ou de retirer des fonds avec la seule saisie d’un code PIN.

Systèmes de paiement

Un système de paiement est une infrastructure de marché constituée de moyens de paiement scripturaux, de procédures bancaires et de systèmes interbancaires de transferts de fonds, destiné à assurer la circulation de la monnaie dans un pays ou une zone monétaire. C’est le dispositif par lequel les établissements financiers s’échangent les moyens de paiement scripturaux.

Chaque collectivité d’outre-mer du Pacifique dispose d’un système de paiement interbancaire en F CFP qui lui est propre. En Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, les échanges s’opèrent de manière automatisée, respectivement via le Système interbancaire d’échanges de Nouvelle-Calédonie (SIENC) et le Système interbancaire d’échanges de Polynésie française (SIEPF). Il s’agit de systèmes de paiement de masse à règlement net en temps différé. Les opérations échangées dans le système font l’objet d’une compensation : seuls les soldes nets multilatéraux font l’objet d’un règlement, ce qui permet de réduire très fortement les montants à régler. Le règlement des soldes nets s’effectue une fois par jour (en fin de matinée) dans les livres de l’IEOM.

À Wallis-et-Futuna, compte tenu du faible nombre d’acteurs et d’opérations, ces échanges se font au sein d’une chambre de compensation manuelle, gérée par l’agence IEOM.