Face à la reprise épidémique, les pouvoirs publics ont confiné les Iles de la Société (20 août au 20 septembre) pour un mois. Le Parlement français a voté, le 9 septembre, la prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 15 novembre afin de permettre aux entreprises de continuer à bénéficier des aides de l’état.
Pour le mois d’août, le Fonds de solidarité, instrument de soutien de la trésorerie des entreprises, est renforcé. Il est accordé en cas de perte de chiffre d’affaires aux entreprises pour lesquelles l’accueil du public était interdit, à celles des secteurs protégés (ex : restauration, hébergements touristiques), ainsi qu’à celles des secteurs non protégés dont les effectifs sont inférieurs à 50 salariés. Pour le mois de septembre, seules les deux premières catégories précitées sont éligibles.
Les autres aides de l’État sont maintenues. Il s’agit de l’Aide à la prise en charge des coûts fixes pour les ayant un chiffre d’affaire mensuel supérieur à 120 millions de F CFP, des avances de trésorerie et prêts à taux bonifié aux entreprises relevant de secteurs stratégiques et des Prêts garantis par l’État, qui sont prolongés jusqu’au 31 décembre 2021.
Parallèlement, le Gouvernement du Pays a fait évoluer, le 25 août dernier, son Plan de Sauvegarde de l’emploi (PSE) qui comprend 4 dispositifs : le revenu exceptionnel de solidarité (RES), l’indemnité exceptionnelle (IE), le Dispositif exceptionnel de sécurisation de l’emploi (DiESE) et le Dispositif exceptionnel de sauvegarde de l’emploi des travailleurs indépendants (DESETI).
Le Pays a élargi le nombre de secteurs éligibles et a réévalué les montants et périodes prévues dans les différents dispositifs. Ainsi, le secteur des salles de sports et les activités de coaching sportif peuvent désormais bénéficier du DESETI et le secteur de la restauration est intégré dans le périmètre du DiESE.
Les entreprises des secteurs ne pouvant pas bénéficier de ces programmes peuvent se tourner vers les Conventions de soutien à l’emploi (CSE). La CSE accompagne les entreprises en difficulté, sur une période de 3 ans maximum, en prenant en charge une partie des charges sociales et patronales ainsi que les pertes de salaires en cas de réduction du temps de travail des employés.