LE NOMBRE DE GUICHETS BANCAIRES ET AUTOMATIQUES

Le redimensionnement du réseau bancaire se poursuit. De 144 guichets répartis dans l’ensemble des cinq archipels de Polynésie française en 2018, il est passé à 137 à fin 2019. Au cours de l’année, les banques ont donc fermé deux guichets périodiques, l’un aux Australes et l’autre aux Marquises, alors que Fare Rata, filiale de l’OPT, a supprimé cinq bureaux, dont trois annexes, sur l’île de Tahiti.
La diminution du nombre de guichets, couplée à la croissance de la population, entraîne une dégradation du taux d’équipement en guichets bancaires : 1 pour 2 033 habitants contre 1 pour 1 926 habitants en 2018. Il s’éloigne ainsi de celui de la métropole (1 guichet pour 1 890 habitants en 2018), mais demeure supérieur à celui de la Nouvelle-Calédonie (1 guichet pour 2 467 habitants en 2019).

Le réseau bancaire est principalement déployé dans les îles de Tahiti et Moorea qui disposent de 52 guichets. Les îles Sous-le-Vent en accueillent 19, les Marquises 16, les Australes 7 et les Tuamotu-Gambier 43, dont 2 guichets périodiques.

Sur l’année, un automate a été installé, ce qui porte le nombre de distributeurs de billets et guichets automatiques (DAB-GAB) à 178.

Le taux d’équipement en automates bancaires (1 automate pour 1 565 habitants) s’améliore de manière constante mais reste inférieur à celui de la métropole et de la Nouvelle-Calédonie : 1 automate pour 1 219 habitants en 2018 pour l’une et 1 automate pour 946 habitants pour l’autre en 2019.

Le morcellement géographique de la Polynésie française justifie ces disparités en matière d’équipement en guichets et automates.

L’installation de bornes libre-service (BLS) dédiées à la distribution de billets et aux opérations de banque les plus courantes (consultation de compte, virements, dépôts de chèque et d’espèce) tend à se généraliser et ce, afin de réduire le temps passé en agence par la clientèle et orienter l’activité du personnel vers des tâches à plus grande valeur ajoutée.

LE NOMBRE DE COMPTES BANCAIRES DE LA CLIENTÈLE

Au 31 décembre 2019, les banques locales et Fare Rata gèrent 381 162 comptes bancaires, soit 2 860 comptes en moins par rapport à 2018. Alors que le nombre de comptes à vue continue d’augmenter (+1,1 %), celui des comptes à terme, pénalisés par les taux servis, baisse sensiblement (-11,6 %). De la même façon, le nombre de comptes d’épargne à régime spécial enregistre une contraction de 1,9 %, laquelle résulte de celle des livrets ordinaires
(-1,9 %) et des plans épargne-logement (-3,3 %).

Le nombre de comptes par habitant se maintient à 1,4, tout comme le taux de bancarisation qui reste à 0,8. Ce dernier est plus élevé en Nouvelle-Calédonie (1,1) et en métropole (1,2).