Si l’inflation de la zone monétaire reste pour l’instant contenue : +0,5 % en glissement annuel à fin août en Nouvelle-Calédonie et + 0,3 % en Polynésie française, les différents conflits internationaux continuent de peser sur les prix de l’énergie et viennent alimenter le risque d’un effet de second tour sur les prix des biens et des services à court et moyen termes. Ainsi, le Conseil de Surveillance anticipe des risques de dynamiques inflationnistes dans la zone monétaire du Franc Pacifique.
Les situations économiques des différentes géographies demeurent dissemblables. L’économie polynésienne reste bien orientée, soutenue par des investissements dynamiques. En Nouvelle-Calédonie, la situation économique reste fragile, malgré de premiers signaux de reprise. La croissance atteindrait +0,7% en volume en 2025. A Wallis-et-Futuna, l’activité économique est impactée par la persistance d’une inflation élevée (+3,7 % en glissement annuel à fin juin 2026).
Compte tenu du régime de taux de change fixe avec l’euro et des perspectives d’inflation mentionnées, le Conseil de surveillance de l’IEOM a décidé d’augmenter l’ensemble de ses taux d’intérêt directeurs de 25 points de base. Ceux-ci sont donc fixés comme suit à compter du 1er octobre 2026 :
- Taux de la facilité de dépôt : 2,50 %
- Taux du réescompte à 7 jours : 2,60 %
- Taux des lignes de refinancement à 6 mois : 2,70 %
- Taux de la facilité de prêt marginal : 3,25 %
L’IEOM reste attentif aux évolutions économiques et monétaires et veille à préserver la stabilité financière essentielle pour soutenir le financement de l’économie de la zone monétaire dans son ensemble.