En 2025, l’indicateur du climat des affaires (ICA), mesuré par l’IEOM, poursuit son redressement depuis le plus bas enregistré au second trimestre 2024 au moment des émeutes. L’ICA se stabilise à 91 en fin d’année, mais il demeure toujours nettement inférieur aux niveaux observés entre 2021 et 2023.
De nombreux indicateurs traduisent cette situation encore dégradée de l’économie calédonienne. L’emploi privé a continué de se contracter en 2025 (-2,1 % entre leT3 2024 et le T3 2025 et -18,4 % sur 2 ans selon l’ISEE).
En 2025, la consommation des ménages n’a pas retrouvé son niveau de 2023 : les paiements et retraits par carte bancaire ont progressé de 3,5 % en 2025, après un repli de 6,9 % en 2024. L’activité bancaire est également profondément affectée puisque la production totale de crédits (hors découverts) a baissé de 3,2 % par rapport à 2024 et de 50,5 % par rapport à 2023, alors même que les taux ont été globalement orientés à la baisse.
Les situations sectorielles apparaissent également très dégradées. Dans un contexte de cours mal orientés sur les marchés internationaux, les deux métallurgistes calédoniens encore en activité sont parvenus à atteindre des niveaux de production jugés satisfaisants. Cependant, ils dépendent encore des aides financières de l’État.
L’activité du secteur du BTP s’est encore repliée en 2025, la consommation de ciment atteignant un nouveau plus bas en fin d’année. Si certains indicateurs du secteur primaire semblent mieux orientés, les chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de l’enquête de conjoncture font part de leur pessimisme.
Le secteur du tourisme présente un bilan très mitigé avec, certes, un timide retour des croisiéristes sur le territoire, mais une poursuite de la baisse du nombre de touristes de séjour. L’ensemble des acteurs interrogés s’accorde sur une absence de perspectives pour l’année à venir.





