La hausse des défaillances ultramarines ralentit mais reste supérieure à celle observée en France entière

Outre-mer 3 juin 2026

L’IEDOM et l’IEOM publient les statistiques actualisées des défaillances d’entreprises relatives à l’ensemble des territoires ultramarins. Entre avril 2025 et mars 2026, 2 868 redressements et liquidations judiciaires d’entreprises ont été enregistrés en Outre-mer. Le nombre de défaillances comptabilisées sur un an au T1 2026 augmente de 9,8 % en glissement annuel. Si la hausse ralentit par rapport au T4 2025 (+12,5 %), elle demeure néanmoins plus soutenue qu’au niveau national (+5,0 %), où 69 938 défaillances ont été enregistrées sur la même période.

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Bien que l’augmentation du nombre de défaillances touche l’ensemble des secteurs d’activité, quatre concentrent à eux seuls deux tiers de la hausse globale observée au T1 2026 : la construction (+9,1 %), le commerce et réparation automobile (+6,8 %), les conseils et services aux entreprises (+13,7 %) et l’enseignement, santé, action sociale et services aux ménages (+12,1 %). Dans le secteur de l’hébergement et restauration, la croissance du nombre de procédures collectives ralentit et passe sous le seuil des 10 % (+5,8 %) pour la première fois depuis 2023.

Les situations restent contrastées selon les géographies. En Guadeloupe, après avoir progressé de plus de 40 % en glissement annuel en 2025, les défaillances enregistrent un ralentissement au T1 2026 (+19,1 %). La situation est similaire en Martinique où le nombre de défaillances augmente (+8,8 %) à un rythme moins soutenu qu’au trimestre précédent. En Guyane, le nombre de défaillances augmente pour atteindre 196 au T1 2026. Alors que la tendance s’était inversée en fin d’année 2025, le nombre de défaillances est de nouveau orienté à la hausse en début d’année 2026 à La Réunion (+4,6 %). Le nombre de défaillances augmente pour le troisième trimestre consécutif en Nouvelle-Calédonie. Toutefois, cette hausse ralentit nettement au T1 2026 à +2,3 % (après +13,0 %). La dynamique reste positive en Polynésie française où le nombre de défaillances baisse de 11 %.

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L’IEOM est la banque centrale des collectivités d’outre-mer du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna), dont la monnaie est le franc Pacifique (F CFP).
L’IEDOM assure le rôle de banque centrale pour le compte de la Banque de France dans les départements et collectivités d’outremer dont la monnaie est l’euro.

Éric MORIAME
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