Un an et demi après le début des émeutes, l’économie calédonienne se stabilise à un niveau dégradé. Au 4e trimestre 2025, si certains indicateurs s’améliorent progressivement, d’autres comme la production de crédit peinent encore à se redresser, traduisant le manque de perspectives.
Ainsi, l’encours des crédits des établissements bancaires de la zone d’émission poursuit son repli (-6,3 % sur 12 mois, soit -71,2 Md XPF), la production totale de crédits étant encore insuffisante pour enrayer cette dynamique (25,7 Md XPF sur le 4e trimestre 2025, soit une modeste progression de 2,1 % par rapport au 4e trimestre 2024). La collecte des dépôts recule légèrement (-0,4 % sur un an), en raison de la baisse des dépôts à vue (-6,5 %, soit -25,0 Md XPF), qui n’est que partiellement compensée par la hausse des placements à court et long terme.
La Nouvelle-Calédonie connaît un déficit clientèle structurel entre les dépôts collectés et les crédits octroyés par les établissements de la place. Après plusieurs années de nette dégradation, ce déficit clientèle1 s’est progressivement réduit pour le sixième trimestre consécutif. Il s’établit à 228,5 Md XPF au 31 décembre 2025, soit son plus faible niveau sur les sept dernières années. L’IEOM continue pourtant d’apporter des ressources au système bancaire : l’encours de refinancement de l’IEOM pour la Nouvelle-Calédonie (lignes de refinancement et réescompte) s’établit ainsi à 120,3 milliards XPF au 31 décembre 2025. Enfin, dans un contexte de net apaisement des tensions inflationnistes, l’IEOM a baissé ses taux directeurs de 200 points de base entre juin 2024 et juin 2025 (taux inchangés depuis).