Face à ce choc inédit, l’État et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie déploient des mesures exceptionnelles de soutien massif aux entreprises, en particulier avec le financement de l’activité partielle, la mise en place du chômage exaction, la réactivation du fonds de solidarité et la commission d’aides financières « cas par cas ».
Pour résister et assurer leur pérennité, les entreprises calédoniennes engagent des mesures d’ajustement de leurs charges et de préservation de leur trésorerie. Au regard de l’ampleur de la chute de l’activité, celles-ci se révèlent toutefois insuffisantes pour empêcher le recul des niveaux de rentabilité. Par voie de conséquence, la situation financière des entreprises s’en trouve sensiblement affectée. Le taux d’endettement pour certaines catégories d’entreprises augmente sensiblement alors que dans le même temps la capacité à honorer leurs engagements financiers se contracte significativement.
En fin d’année 2025, les principaux indicateurs de l’économie calédonienne se stabilisent à un niveau dégradé. Les professionnels interrogés par l’IEOM dans le cadre de son enquête de conjoncture, tous secteurs confondus, décrivent encore des perspectives défavorables pour les prochains mois. L’incertitude entourant l’avenir institutionnel du territoire freine le rétablissement de la confiance et de l’investissement. Toutefois, le pacte de refondation de l’État, dont l’enveloppe globale s’élève à 240 milliards F XPF sur 5 ans, pourrait permettre d’insuffler une dynamique plus favorable.